Le Bataclan, 24/11/2008

Etait-ce pour se venger de ne pas avoir pu jouer au Zénith comme prévu, mais hier soir dEUS a vraiment donné le meilleur de lui même sur la scène du Bataclan. Salle aux proportions plus réduites mais propice à plus d’intimité. Et quand je dis que dEUS a donné le meilleur de lui même, je ne parle pas seulement de la prestation mais aussi de la set list, qui était une des meilleurs depuis bien longtemps. Le concert du Trabendo nous avait laissé un peu sur notre faim, celui du Bataclan nous a rassasié. Pendant un peu plus de deux heures!

Arrivé le premier devant la salle du Boulevard Voltaire, je commence sérieusement à me geler sous un espèce de crachin de fin novembre à vous faire regretter de ne pas avoir enfiler un passe montage et quatre paires de chaussettes. Après une bonne heure et demi d’attente avec (entre autre) les Absynthe Minded entre les oreilles, les agents de sécu ouvrent enfin les grilles en plaisantant sur le fait que le concert est annulé. Humour de vigile, surement. Entré dans la salle et posté directement en plein milieu (emplacement que je déconseille finalement si on ne veut pas se retrouver tout le concert devant un agent de sécurité chargé de te dévisager et attendant le premier pogo pour t’envoyer valser hors de la salle). Au hasard des rencontres que ce genre de lieu génère, je fais la connaissance de deux charmantes demoiselles avec qui l’on partage quelques moments de souvenirs musicaux.

La salle se remplit petit à petit et, aux alentours de 20h00, les Hickey Underground investissent la scène pour une demi-heure de rock fort, très fort. Je parle au niveau du son. La batterie claque sévère et le chanteur noie sa voie dans un chant un peu trop saturée à mon goût. Malgré cela, les chansons de ces quatre belges oscillent savamment entre le meilleur des Strokes et la rageur de At the drive-in. Quelques belles envolées de décibels tout de même, et le groupe quitte la scène sous les applaudissements, même si ca ne bougeait pas des masses.

Puis, aux alentours de 20h45, les autres belges de la soirée entrent en piste. Sous les applaudissements et sous les rires au moment où Alan (premier arrivé sur scène) se prend les jambes dans la guitare de Tom, la fait tomber et manque de se gaufrer sur scène! “Ca commence bien”, dira Tom un peu plus tard quand il se rendra compte de quelques problèmes techniques avec sa guitare.

Le début du concert est assez classique dans l’enchainement des titres mais la sauce prend immédiatement. “When she comes down”, “Is a robot”, “Instant street”, “Fell off the floor, man”. Tout ça s’enchaine et nous déchaine. Premier moment magique, un peu plus tard au milieu du concert, avec le titre “Let’s see who goes down first”, l’un des titres les plus pré-deussien de “The ideal crash” et trop rarement joué à mon goût. Deuxième moment magique avec le tant inespéré “Everybody’s weird” que je désespérais réentendre à nouveau. Même si ce morceau perd sur scène son côté électro, il reste terriblement efficace.
Le groupe est lâché, Tom et sa bande se régale et nous avec. Fin de première partie avec “If you don’t get what you want” et l’inévitable “Suds and Soda” avec ses “it’s Friday!” scandé par Mauro, Stephen, Alan et une bonne partie du public (dont moi-même).
Ovation, rappel.

“Gimme the heat” ouvre magnifiquement cette deuxième partie suivi de “Little Arithmetics”. Il est juste dommage que l'”outro” apocalyptique de ce titre soit amputé au profit de “Oh your god”. Sur “Roses”, moment de solitude: aux premières mesures de guitares, fou de joie (et surement ayant atteint un degré de jovialité sonore), je me laisse complètement aller et commence à taper en cadence dans les mains. Quand je vois que je suis tout seul comme un con de battre la mesure et que Mauro me fait les gros yeux et me fait comprendre par un mouvement des mains de refreiner mes ardeurs, je commence en effet à me sentir encore plus tout seul. « Morticiachair », l’un des plus ancien titre du combo belge, termine admirablement le set.

Mais le public en redemande (au grand dam du vigile posté devant moi pendant tout le concert qui pensait rentrer chez lui plus tôt…). Ovation, les pieds battent le plancher, les mains applaudissent à tout rompre et le groupe est obligé de revenir pour jouer “Serpentine” devant un public conquis.

Au total, 22 chansons, un peu plus de deux heures de concert impeccable, un groupe au top. Vivement Forest Nationaal le 10 décembre. Je sens déjà un concert d’anthologie.

14 réflexions au sujet de « Le Bataclan, 24/11/2008 »

  1. Cool, il restait des places pour le premier concert de Forest finalement 🙂

    Je suis abasourdi par cette setlist. J’aurais été fou de joie rien qu’avec Let’s See, mais là… !!!! Je me demande si c’est une technique marketing de dEUS, pour convaincre les fans de la première heure, déçus par les deux derniers albums, d’acheter les quelques centaines de billets qui restent pour Bruxelles 😉

  2. “Au hasard des rencontres que ce genre de lieu génère, je fais la connaissance de deux charmantes demoiselles avec qui l’on partage quelques moments de souvenirs musicaux.”

    c’est moi ça?! Ravie d’avoir fait ta connaissance, le hasard fait parfois bien les choses!
    Chouette compte-rendu, pour moi The Architect, Nothing really ends et Roses ont été de grands moments! Je t’envoie les quelques photos comme promis, si je peux ce soir!

  3. Oh oui, ca fait plaisir ces surprises dans la setlist!!! On en redemande! Jolie apercu de ce qui nous attends à Forest National (sans conter les éventuels guests héhé)! Vivement!!!

  4. Salut Denis, super compte rendu! Petite précision : le premier c’était moi 😉 c’est pas pour faire un concours avec toi mais juste pour l’occasion de raconter l’anecdote qui suit.

    Arrivé sur les lieux vers 17h, attiré par le son de la balance et par une porte non gardée, j’ai pu rentrer au Bataclan sans que personne ne m’arrête et assister aux répètes avec la bienveillance de la femme qui était au bar à ce moment. Un moment énorme pour moi, et l’occasion de faire quelques premières photos! Puis je me suis fait engueulé par les vigiles qui avaient pensé que j’étais du staff en me voyant faire des photos 😉 z’avez qu’à garder l’entrée.

    Vers 18h je suis ressorti, et là énorme suée, je regarde dans mon portefeuille et je retrouve pas mon billet. J’ai piqué un sprint jusqu’à ma caisse où mon billet était tombé sous le siège. Ouf!

    Donc le mec pas causant et essoufflé qui est venu se poster à côté de toi contre la barrière, c’était moi 😉 Et je venais de vivre cette étrange aventure 🙂

    Mes photos si ça t’intéresse :
    http://www.flickr.com/photos/megathud/sets/72157609992038365/

  5. Hello Denis !!
    Beau Compte rendu en effet.je suis arrivée vers 19h30 et me suis mise plus sur la gauche pour éviter de me prendre une gamelle comme il y a 3 ans à l’Olympia.

    Oui,je suis encore toute retournée voir verte ( je ne sais pas pourquoi puisque j’y étais!!?) de cette Setlist.

    Incroyable, j’en ai révé et depuis Longtemps et ben …ils l’ont fait !! c’était un super mega mixe.Que du bonheur encore ce soir dans mon doux oh sweet souvenir !! Bon, j’arrête de me shooter.

    Les personnes qui on vu une fille faire des bonds avec l’enchainement little arithemtics et Oh your god ( j’adore ce morceau )et bien je n’étais pas dans un état normale.voilà!!

    j’aurai adoré aller les voir à Bruxelles.Alors,bon concert à tous.

  6. Ils ont envoyé du son et du gros son lundi soir ! J’ai été comblée par la Set List, avec ces morceaux que je n’avais jamais entendu en live. L’arrangement de certains titres de Vantage point a été vraiment bien retravaillé. J’ai été sous le charme de la version accelerée de “If you don’t get what you want”, un titre vraiment fait pour la scene.

    Et maintenant j’attends deux choses : les 2 soirs au Forest National… et un CD live !

    See you on the 10th and 11th…

  7. >>Jo: si tu peux envoyer quelques photos, ce serait cool. Sinon, j’ajouterais le lien dans un article.

    >> david: tu es le petit veinard de la soirée! 😀
    je t’envoie un mail pour les photos.

    >>Gaelle: see you soon 🙂

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