Biographie

dEUS – They Suffer Rock
Une biographie de dEUS par João Pedro Ribeiro – Traduit de l’anglais par Lucie Calenge.

1991 – Au commencement était dIEU…

Bien que le tout premier concert de ce groupe ait eu lieu en 1989, on peut considérer que dEUS est réellement né en 1991, date de la formation du groupe par Tom Barman et Stef Kamil Carlens.
Le nom dEUS vient d’une chanson des Sugarcubes et, comme il l’a révélé dans dans une série documentaire produite par Belpop, Tom Barman souhaitait que le nom du groupe ait un rapport avec Dieu (God), un autre nom envisagé étant « the Godmothers » (les marraines !)
dEUS signifie Dieu en latin ainsi que dans certaines langues modernes comme le portugais. Concernant la typographie du nom, Tom Barman a déclaré qu’il le préférait simplement écrit comme cela, alors que l’écriture normale ne lui plaisait pas.
Le nom dEUS se prononce comme « play us » (en français : approximativement « dè-eusse » ) ce qui diffère de la prononciation d’origine en latin.

D’après le documentaire « Time is the state of my jeans », Barman a rencontré Carlens alors qu’il sortait avec sa sœur, et ils ont jammé ensemble pour la première fois au Monty à Anvers. Plus tard, ils ont décidé de partager une maison dont Tom Barman laissait la porte ouverte à quiconque voulait venir jouer avec eux. Barman et Carlens partageaient de nombreuses influences comme le Velvet Underground, The Violent Femmes, Leonard Cohen, Captain Beefheart, John Coltrane et Tom Waits. Carlens faisait déjà partie d’un groupe nommé A Beatband.
Bien que de nombreux sites et biographies trouvés sur internet mentionnent dEUS comme ayant d’abord été un groupe de reprises, Tom Barman l’a formellement démenti dans une interview, déclarant que bien que le groupe ait joué des reprises, ils ont toujours créé leurs propres chansons.

La toute première formation de dEUS était constituée de Tom Barman (chant et guitare), Stef Kamil Carlens (chant et guitare), Gino (basse) et Kris Daans (batterie) et c’est sous cette forme qu’ils se présentèrent au concours du Humo Rock Rally.
Lors de ce concours Mark Willems remplaça Kris Daans à la batterie, Klaas Janzoons vint les rejoindre au violon, Oliver Defossez joua de l’harmonica et Mark Meyers de la guitare. Gino quitta le groupe et Carlens se mit à la basse.
dEUS fit une petite tournée en Espagne, où travaillait également Filip Eyckmans (membre de l’agence connue aujourd’hui sous le nom de Musickness). De retour à Anvers, Mark Meyers et Mark Willems quittèrent le groupe, laissant la place à Rudy Trouvé, un peintre et guitariste expérimenté, et à Jules de Borgher, l’ancien chauffeur du minibus de dEUS, à la batterie.
dEUS donna quelques concerts à Anvers, parfois comme première partie de groupes comme X-Legged Sally, Walkabouts ou Freddy Johnston.

1991/93 – Démos ou rien…

Entre 1991 et 1992 dEUS enregistra des cassettes de démo : « dEUS and All », « Crazy and Tonedeaf », « Crazy and Tonedeaf 2 » et « No More Soda for Clarence ». Les pochettes des démos donnaient comme membres du groupe Tom Barman, Stef Kamil Carlens, Klaas Janzoons, Mark Meyers et Jules de Borgher, sauf sur « dEUS and all » où le batteur était Kris Daans.
Sur ces démos apparaissaient déjà des chansons qui figureraient plus tard sur des EPs ou albums, telles que « Via », « Dea » (renommée par la suite « Zea »), « Violins and happy endings », « Mute », « Right as rain », « Great american nude » ou « Suds & Soda ». Elles comportaient également des reprises.

En Mars 1993, Tom Barman donna une interview pour Rif Raf Magazine dans laquelle il évoquait les différences entre les dEUS du Humo Rock Rally et celui d’après :

Nous travaillons avec ce groupe depuis 7 mois maintenant. Je pense que c’est la meilleure formation que nous ayons eue depuis les débuts de dEUS. Ce sera ce groupe ou rien. Si ça ne marche pas avec ces gens là, alors ça ne marchera jamais. C’est aussi la première fois que j’ai l’impression que nous formons un vrai groupe, uni. Ce qui n’a rien d’évident, puisque presque tous les membres du groupe sont impliqués dans d’autres projets. dEUS est un peu un melting pot de tout ça. (…) Nous n’avons pas encore beaucoup de chansons. On pourrait sortir un bon mini-CD, mais en fait il n’y a qu’une chanson que nous avons écrite avec tout le groupe. Nous avons abandonné beaucoup de vieilles chansons, que nous avions jouées par exemple à l’époque du Rock Rally. Cette époque est finie maintenant. Je me suis bien amusé, mais c’est fini. Il ne reste plus que Klaas (violon), Kamil (basse) et moi de cette période. Le joueur d’harmonica que nous avions à l’époque est parti, et nous avons un nouveau batteur et un nouveau guitariste. Musicalement, nous n’avons plus rien à voir avec cette période. (…) Le nom n’est pas si important. Je trouve que dEUS sonne bien, du moment qu’on l’écrit avec un petit « d ». Il faut que ce soit écrit avec un petit « d ». Deus veut dire Dieu, alors que dEUS veut dire « un dieu », ou un jeune homme bien éduqué.

1993/95 – Zea & Worst Case Scenario

1993 vit la sortie du premier vrai disque du groupe. dEUS s’associa à Peter Vermeersch et Pierre Vervloesem (connus pour leur travail avec X-Legged Sally et Maximalist! entre autres). De cette collaboration naquit le premier EP « Zea » qui fut d’abord publié par le label Jack and Johnny, propriété de Filip Eyckmans et Christian Pierre. Ce label deviendrait plus tard Musickness, qui est toujours en activité.
Sur cet EP figuraient les chansons « Zea », « Right as Rain » et « Great American Nude ». Il fut reçu avec enthousiasme par la presse belge, et régulièrement diffusé à la radio. Un mois après sa sortie, BANG! signa un contrat avec dEUS et ressortit immédiatement l’EP sous leur label. Cette deuxième édition contenait les trois mêmes chansons, mais comportait quatre pistes car l’intro de Zea était séparée du reste de la chanson pour former une piste de 45 secondes.

dEUS reprit ensuite le chemin du studio pour entamer la préparation de leur premier album qui sortirait sous le label BANG!
Ces séances d’enregistrement donnèrent naissance au premier album du groupe, « Worst Case Scenario », qui sortit en Belgique le 16 septembre 1994. Les réactions en Belgique furent très positives et le premier single intitulé « Suds & Soda » connut un excellent accueil et une large diffusion non seulement en Belgique mais aussi en Angleterre, où dEUS donna plusieurs concerts notamment aux clubs The Garage et The Marquee ainsi qu’au festival de Glastonbury.
Le groupe fut remarqué par Island Records qui signa immédiatement un contrat mondial avec eux. Ainsi dEUS entra dans l’histoire comme le premier groupe indépendant ayant signé avec une major.

Le 10 octobre 1994 marqua la sortie internationale de « Worst Case Scenario ». Le contenu de l’album était le même qu’en Belgique à l’exception de « Let go » qui était remplacé par « Right as Rain » et « Great American Nude », deux chansons de l’EP « Zea ».
L’album était très original, compilant de nombreux styles différents ce qui offrait un cocktail étonnant, passant constamment d’un tempo et d’une humeur à l’autre. « Suds & Soda » se fit rapidement connaître, notamment grâce au « buzzbin » de MTV, et resta pendant 10 semaines n°1 du top de la station de radio Studio Brussel.
Via fut aussi largement diffusé dans toute l’Europe, et dEUS fut nominé aux les MTV Awards dans la catégorie « Découverte de l’année ». Ils remportèrent aussi 4 récompenses aux ZAMU (Zangers en Musikanten : l’Association Flamande des Chanteurs et Musiciens) pour le Meilleur Disque (« Worst Case Scenario »), Meilleur Clip (« Via »), Meilleur groupe et Découverte de l’Année.

Trois singles furent extraits de cet album. « Suds & Soda », un cocktail explosif d’instrumentations excentriques créant une merveilleuse chanson bourrée d’énergie ; Via, un morceau à la construction complexe et à l’humeur changeante, et la cinématographique « Hotellounge (be the death of me) », dans laquelle, d’après Tom Barman, on peut entendre l’ampli de Rudy exploser. Chaque chanson sortit sous forme d’EP contenant non seulement des morceaux de « Worst Case Scenario » mais également d’autres qui n’avaient pas été retenues pour l’album.

Sur la pochette et le livret de l’album figuraient des peintures de Rudy Trouvé, tout comme sur les pochettes et livrets des singles.

Le groupe partit en tournée aux Pays-Bas et s’apprêtait à entamer une plus grande tournée quand Jules de Borgher se cassa la cheville à Berlin. Didier Fontaine le remplaça pour les 4 mois de la tournée.
Le 15 mars 1995 dEUS joua à l’Astoria de Londres, un concert qui fut retransmis sur MTV. Ce concert donna naissance à un album pirate nommé « A Hard Night’s Daze » contenant également des enregistrements d’un concert au Trinity de Bristol le 19 avril 1995. Cette tournée essentiellement européenne compta plus de 110 concerts au total sur un an, avec des apparitions dans des festivals comme Lowlands, Pukkelpop ou Reading. dEUS ne tourna pas aux Etats-Unis par manque de soutien de la branche locale de leur maison de disque. Néanmoins ils jouèrent dans quelques émissions de radio pour promouvoir « Suds & Soda », le principal single de l’album.

L’album fut largement acclamé par la critique, qui vanta les mérites de chansons comme « Suds & Soda » ou « Via ». Il fut également critiqué pour son manque de cohérence et la construction erratique et chaotique des chansons.

1995 – My sister = First doubts

Au cours de l’année 1995, dEUS enregistra ce qui devait être un EP de trois ou quatre titres. Mais les membres du groupe avaient composé tellement de morceaux que le résultat fut tout autre. « My Sister Is My Clock » sortit finalement sous la forme d’un disque de treize chansons pour une durée de 25 minutes. Les chansons étaient toutes extrêmement différentes les unes des autres, et avaient été composées individuellement par chacun des membres du groupe. Il existe une édition spéciale et rarissime, publiée par BANG! dans une boîte en carton épais contenant quatre pochettes réalisées par chaque membre de dEUS, plus une pochette pour le CD. « My Sister Is My Clock » fut également distribué dans un simple boîtier transparent par BANG! et Island Records. Mais Klaas déclara dans une interview que le label pensait que sortir un tel disque serait un suicide commercial.

A propos de ce disque, voici ce que disait Tom dans le fanzine Baby Talk en décembre 1996 :

Combien de fois l’avez-vous écouté ? Deux fois ? Ce n’est pas suffisant. C’est un disque qui nécessite d’être écouté plusieurs fois. Mais je vois ce que vous voulez dire : quand un disque n’invite pas à l’écoute, c’est difficile. Il y a des choses mélodiques dessus, mais pas autant. Je vais vous expliquer l’idée d’origine. C’était pour faire une face B. Nous avions plein de chansons et nous revenions d’une longue tournée et nous étions heureux d’être en studio. Mais il y a cette règle étrange dans le monde de la musique qui dit que les singles ne peuvent pas durer plus de 20 minutes. Alors nous avons décidé de les sortir séparément. La maison de disque n’était pas ravie. Il n’y a pas eu de promotion ni rien. Ma façon de voir les choses, c’est qu’il a trouvé sa voie jusqu’aux gens qui l’apprécient. Mais ce n’est pas pour tout le monde.

Ce fut la dernière sortie issue du groupe qui avait fait « Worst Case Scenario ». Rudy Trouvé avait déjà enregistré quelques morceaux pour le prochain disque, mais il décida de quitter le groupe. Dans le Making-of de « Worst Case Scenario » intitulé « Time is the state of my jeans », Rudy révélait qu’il avait pris sa décision au cours d’un concert à Milan, où il avait eu l’impression que dEUS était le groupe à la mode, et que les gens venaient les voir non pas pour leur musique mais à cause du battage médiatique. Pour cette raison, il n’apprécia pas le concert et ne voulait pas faire de rappel, bien qu’il ait fini par le faire. Rudy déclara qu’il avait alors réalisé qu’il n’était pas heureux et ne souhaitait pas continuer. Il voulait également être plus souvent près de chez lui pour pouvoir travailler sur ses nombreux projets.

1995/97 – Un bar au dessus du succès

En 1995, dEUS contacta Eric Drew Feldman pour produire leur prochain disque. Feldman avait un CV impressionnant, ayant collaboré notamment avec P.J. Harvey et Captain Beefheart.
dEUS arrêta de donner des concerts en Août 1995, apparaissant seulement dans quelques émissions. Pendant ce temps, ils commencèrent à composer ce qui serait le deuxième album du groupe. Certaines chansons proposées sur ce disque avaient déjà été jouées pendant la tournée de « Worst Case Scenario » (par ex. Roses avait été joué pendant un concert au Portugal, et « Supermarket Song » à Lowlands). Comme il a déjà été dit, Rudy Trouvé avait enregistré quelques chansons. Après son départ, Tom Barman proposa à Craig Ward, qui jouait avec lui dans son side-project tENERIFE, de remplacer Rudy. Le dernier concert de dEUS avec Rudy Trouvé eut lieu le 26 Août 1995. Les pochettes du nouvel album et des singles seraient malgré tout des peintures de Rudy Trouvé.
L’album révélait toujours des influences variées, bien qu’il arrive à être un peu plus cohérent que « Worst Case Scenario » – ce qui reste discutable. Pour de nombreux fans de dEUS, c’est le sommet des albums de dEUS.

”In a bar under the sea” sortit le 14 Septembre 1996. Mais le premier single sortit en Juin 1996. « Theme from Turnpike » était une chanson sombre et puissante, fondée sur un sample de basse du morceau de Charles Mingus « Far Well Mill Valley ». Le clip était construit comme le générique de début d’un film imaginaire. Seymour Cassel, acteur renommé, et le danseur belge Sam Louwyck marchaient dans les rues de Paris, puis Sam Louwyck adoptait un comportement étrange et troublait l’ordre public tandis que Seymour Cassel tentait de l’en empêcher et d’éviter les problèmes. En Europe, ce clip fut diffusé dans les cinémas avant le film « Trainspotting ».

Après « Turnpike » vint « Roses », une chanson dont le début calme est suivi d’une accélération puissante, surprenante mais très courte, déclenchant une spirale de détails qui créent une fin stupéfiante et paranoïaque. « Little Arithmetics », une des chansons les plus pop de dEUS, avec une fin imprévisible et chaotique, qui empêcha probablement ce titre d’être un véritable hit à la radio. Enfin, « Fell off the floor, man » sortit en Europe sur une réédition du single « Little Arithmetics », mais eut droit à sa propre sortie en Belgique grâce à BANG! C’est un morceau rap/rock avec un jeu de réponses entre quatre voix (Barman, Carlens, Janzoons et Ward) et de nombreux changements de rythme qui surprennent à la première écoute.

L’album comporte d’autres excellents morceaux comme “Gimme the Heat”, “Disappointed in the sun” ou “Guilty pleasures”.

La première chanson de l’album fut enregistrée au téléphone, comme l’expliquait Tom Barman dans une interview pour le fanzine Baby Talk en décembre 1996, donnant une idée de la façon chaotique de faire les choses qui caractérise le groupe :

En fait, elle n’était pas sur la bande enregistrée en studio. Nous l’avons enregistrée au téléphone, pour la radio. Nous étions nominés pour un prix en Belgique. Mais nous ne pouvions pas venir, alors ils nous ont téléphoné et nous ont dit que nous avions gagné, et nous avons joué cette chanson pour la radio, au téléphone depuis la France. Et quelqu’un l’a enregistrée. Et c’est la première chanson de l’album.

Bien que Stef Kamil Carlens ait enregistré toutes les parties de basses sur l’album et soit désigné comme membre officiel du groupe sur le livret, il décida de partir pour se consacrer entièrement à son projet Moondg Jr (connu auparavant sous le nom de A Beatband) qui deviendrait plus tard Zita Swoon, toujours en activité. D’après certaines sources, dEUS avait un son trop lourd pour Carlens, mais dans le documentaire « Time is the state of my jeans », il déclarait que les tournées étaient trop longues et sa maison lui manquait. D’après le site non-officiel Hotellounge.com, il y aurait eu un problème entre une petite amie de Carlens et un membre du staff de dEUS. Mais ceci n’a jamais été confirmé par aucune source officielle liée au groupe. Stef Kamil Carlens donna son dernier concert avec dEUS le 24 août 1996.
Confronté de nouveau au départ d’un membre du groupe, Tom Barman fit appel à un autre membre de tENERIFE : Danny « Cool Rocket » Mommens.

La sortie d’ « In a bar under the sea » fut suivie d’une tournée mondiale de plus de 160 concerts à travers quatre continents. En février 1997, dEUS fit la première partie de Placebo et en mars ils jouèrent pour la première fois aux Etats-Unis à l’occasion du festival SXSW (South By Southwest) à Austin, Texas. Les critiques furent très impressionnées et dEUS obtint d’excellents articles dans Rolling Stone et Spin. Toujours aux Etats-Unis, dEUS fit la première partie de Blur pour certains de leurs concerts, ainsi que du trio de Boston Morphine.
Fin 1997, Tom Barman et Craig Ward donnèrent quelques concerts acoustiques pour terminer la tournée.

1998/2000 – Crash test réussis

dEUS remporta le titre d’Ambassadeur Culturel 1998, créé par le gouvernement Flamand pour promouvoir la Flandre et sa culture à l’étranger.

1998 fut une année créative pour dEUS, qui passa l’essentiel de l’année à Ronda, en Espagne, à écrire des nouvelles chansons pour leur futur album et jouer quelques concerts pour les tester.
Les séances d’enregistrement, qui eurent lieu au studio En Frente Arte (appartenant à Filip Eyckmans de Musickness), semblent s’être déroulées dans une atmosphère sombre et déprimante entre les différents membres du groupe. En mars 1999, Craig Ward déclarait :

Si vous étiez en studio pendant l’enregistrement de l’album, vous auriez remarqué combien nous étions en colère et que l’ambiance n’était pas très chaleureuse. C’est pourquoi nous travaillons d’une façon très étrange. On ne se parle même pas. Quand notre batteur est venu au studio pour écouter certains trucs, 2 jours après les avoir enregistrés, il ne reconnaissait plus les chansons. « Oh ! Ça sonne comme ça maintenant ?? » Communiquer n’est pas une chose facile au sein de dEUS.

Craig reconnut également que Tom Barman et lui avaient des idées très précises mais opposées sur la façon dont l’album devait sonner, ce qui fut probablement source de conflit entre eux – un conflit qui deviendrait de plus en plus apparent avec le temps.
Tom Barman, de son côté, expliqua que l’année 1998 avait été difficile, et que les séances d’enregistrement étaient frustrantes car tout allait de travers. dEUS fit appel au producteur David Bottrill et termina l’album « The Ideal Crash ».

Le 22 février 1999 sortit le premier single, « Instant Street ». Cette chanson commence avec un feeling un peu enfantin, des accords doux et mélodieux, puis laisse place à un puissant et flamboyant fracas pour conclure la chanson en beauté.
« Instant Street » était une chanson accrocheuse mais longue de 6 minutes, ce qui les obligea à la couper pour la diffusion radio comme dans le clip vidéo, lui enlevant un peu de sa magie. Les stations radio, à l’époque comme maintenant, refusaient de passer des chansons aussi longues et « Instant Street » était donc désavantagée.
Le clip fut tourné au Café d’Anvers, le groupe ayant passé une annonce pour inviter toute personne intéressée à participer au tournage. Il s’inspirait d’un événement arrivé trois ans auparavant, au cours duquel Craig Ward et Tom Barman avaient été arrêtés par erreur pour trafic de drogue, dans ce même café. Dans l’une des scènes apparaissent des policiers, l’un d’entre eux étant incarné par Rudy Trouvé. La suite de la vidéo montre un groupe formé de dEUS et de danseurs professionnels, dansant dans les rues.

« The Ideal Crash », qui sortit le 15 mars 1999, était un disque très sombre, mais avec une cohérence qui manquait aux deux premiers albums. Il alternait des chansons paranoïaques comme « Put the freaks up front », « Let’s see who goes down first » ou « Everybody’s weird » avec des morceaux plus sentimentaux comme « The magic hour », « Magdalena », « Instant street » ou « The ideal crash ».
Les critiques trouvèrent que c’était leur album le plus sombre, son côté mélancolique tranchant avec la folie, l’incohérence et le chaos qui caractérisaient les premiers albums de dEUS. C’était le premier album sans aucune contribution du membre fondateur Stef Kamil Carlens et de l’ex-guitariste Rudy Trouvé.

A l’époque, d’après certaines interviews, dEUS était frustré par les faibles ventes de leurs albums et le manque de soutien de leur maison de disque. Ils souhaitaient jouer dans de plus grandes salles en Angleterre et en France, mais rien de tout cela n’arriva et ils continuèrent de jouer devant des publics de trois cent à trois mille personnes en moyenne.

Le 31 mai 1999 sortit le deuxième single de l’album, « Sister Dew ». Cette chanson particulièrement triste évoque un homme qui tue sa petite amie et dont les sentiments traversent trois phases : les bons, les tentatives de justification, et les mauvais. Tom Barman a l’habitude de réaliser les clips du groupe mais celui-ci fut tourné à Stockholm par Adam Bergh et bien que Tom ne l’aime pas trop, il a admis qu’il n’aurait pas eu le temps de le diriger.

Le dernier single de l’album fut « The Ideal Crash », de nouveau un morceau très prenant, avec plusieurs pistes de guitare, batterie et synthétiseurs. Il connut un certain succès sur les radios alternatives avant même sa sortie en single. Bien qu’étant une excellente chanson, elle se révéla trop compliquée à jouer en live et dEUS ne s’y essaya que deux fois pendant les concerts de préparation en 1999. En 2011 à Lowlands, dEUS a joué exceptionnellement cette chanson (suite à un vote du public), mais il reste à voir si elle fera son retour sur la setlist de la tournée (à ce jour il semble que non – NDT).

La tournée qui suivit l’album fut composée de plus de 120 concerts dans toute l’Europe, ainsi qu’en Israël et un concert aux Etats-Unis. Le spectacle incluait souvent des danseurs sur scène et des artistes de cirque. Tim Vanhamel rejoint dEUS pour jouer de la guitare et des synthétiseurs Ancien membre des fous furieux Evil Superstars, il avait été renvoyé par le leader Mauro Pawlowski en 1998.

A la fin de la tournée, les membres partirent chacun de leur côté et personne ne pouvait prévoir quelle serait la suite des évènements pour dEUS. A la fin du millénaire dEUS avait acquis une solide réputation comme l’un des groupes de rock alternatifs les plus influents d’Europe, malgré leurs ventes plutôt faibles. Le groupe était suivi dans toute l’Europe par une population de fans inconditionnels, et dEUS apprit à s’en satisfaire plutôt que de se focaliser sur les ventes.

2000/03 – No more & others stuffs

En mai 2000 Tom Barman déclara dans une interview qu’il s’apprêtait à réaliser un film en septembre, et que les membres de dEUS s’étaient également réunis en vue de réaliser un nouvel album l’année suivante. Malgré ces nouvelles, Tom Barman dirait dans une autre interview un an plus tard que ce film fut une des raisons pour lesquelles on n’entendit plus beaucoup parler de dEUS cette année là. Vive La Fête, l’autre groupe de Danny Mommens, et Millionaire, le groupe de Tim Vanhamel sortirent des albums, et dans la même interview Tom Barman annonça que dEUS projetait de sortir un coffret avec de vieux morceaux jamais publiés.
Ce coffret se transforma finalement en un best-of, « No More Loud Music », qui sortit en novembre 2001 et compilait leurs singles des 3 précédents albums. Barman déclara que l’idée d’un best-of venait de leur maison de disque, alors que dEUS aurait préféré ne sortir qu’un DVD. Ils n’acceptèrent l’idée du best-of que parce que tout le monde ne possédait pas un lecteur DVD à l’époque. dEUS demanda aussi à faire apparaître une nouvelle chanson sur l’album, qui sortirait aussi séparément pour ne pas obliger les personnes ayant déjà les précédents albums à acheter le best-of. « Nothing really ends » fut enregistrée dans ce but et devint un des grands classiques du groupe.

Le 25 mars 2002, dEUS publia leur DVD intitulé « No more videos ». Il présentait les clips de chaque single, ainsi que deux « Electronic press kits » (EPK, montages vidéo pour présenter l’album à la presse), un making-of de « The ideal crash » et un making-of de « Nothing really ends ». Le DVD rassemblait également les archives de dEUS avec des photos commentées, des vidéos Quicktime filmées en coulisse et une collection de chanson inédites et de faces B.

En novembre 2003, Tom Barman et Guy Van Nueten sortirent un disque de chansons qu’ils avaient jouées dans plusieurs salles en Europe. L’album rassemblait des chansons jouées à Amsterdam, Anvers, Porto, Dublin, Londres et Rotterdam. Quelques chansons de dEUS y figuraient, jouées seulement à la guitare et au piano comme tout le reste des concerts.

En 2003, Jules de Borgher quitta le groupe pour des raisons inconnues (d’après des rumeurs circulant à l’époque, Jules aurait été renvoyé par le groupe car il manquait régulièrement des répétitions et n’était plus jugé assez fiable, mais aucune information officielle ne fut donnée). Stéphane Misseghers, ex-Soulwax, le remplaça à la batterie.

Le film de Tom Barman sortit en 2003. « Any way the wind blows » était le premier essai de Tom Barman en tant que réalisateur de long-métrage. Malgré l’absence d’intrigue cohérente, cette comédie urbaine obtint une note de 7/10 sur le site IMDb (the Internet Movie Database). La BO incluait des morceaux extraits d’un album réalisé par Tom Barman avec CJ Bolland, qui sortirait le 29 mars 2004 sous le nom de Magnus et intitulé « The body gave you everything ».

Magnus sortit par la suite d’autres extraits de leur premier album : « French movies », « Summer’s here », « Hunter Collector » et « Jumpneedle ». Le clip de « Jumpneedle » remporta le titre de Meilleur Clip au Internationaal Kortifilmfestival de Louvain.

2004/06 – dEUS-ex machina et la Revolution

2004 fut l’année du retour à la vie pour dEUS. Le groupe se retrouva pour faire un nouvel album, et quelques chansons furent enregistrées. Mais au beau milieu des séances d’enregistrement, Craig Ward décida de quitter le groupe, disant qu’il souhaitait passer plus de temps avec sa famille. Malgré les raisons officielles, on ne peut s’empêcher de penser qu’il y avait des conflits au sein du groupe, car Danny Mommens quitta également le groupe peu après, déclarant vouloir se consacrer à son groupe Vive La Fête. Ne restaient plus que Klaas et le nouveau membre Stéphane Misseghers ; Tom Barman recruta donc Alan Gevaert à la basse et le guitariste Mauro Pawlowski, une légende du rock belge, pour finir l’album.

« Pocket Revolution » fut le 4ème album de dEUS – un disque très sombre et souvent mélancolique. Tom déclara dans les interviews qui suivirent que cet album avait été très difficile à réaliser, et qu’il avait écrit principalement des chansons sur le fait de s’isoler des autres et de ne se préoccuper que de soi-même. C’était sans doute lié aux départs de Jules de Borgher, Craig Ward et Danny Mommens. Ce disque, réalisé sans producteur, fut produit par dEUS. Cela s’entend dans certaines chansons un peu « fouillis » comme Sun Ra, dont le mix n’est pas idéal. L’absence de producteur s’explique par le fait qu’il était prévu que Craig Ward produise le disque, si bien qu’après son départ dEUS dut produire le reste.

Le premier single de l’album fut « If you don’t get what you want », qui fut disponible en téléchargement sur le site de dEUS dès Août 2004. Ce choix ne reçut pas l’approbation d’Universal, le single étant mis en vente uniquement sur la boutique du site de dEUS. Le serveur fut presque immédiatement saturé par la ruée des fans impatients d’écouter la chanson. Les acheteurs recevaient également des fichiers pdf à imprimer et découper pour obtenir la pochette du single. Les pochettes étaient réalisées par le groupe. La version parue sur l’album comportait quelques différences et des guitares supplémentaires jouées par Tim Vanhamel. La chanson débute calmement mais progresse vers une fin avec un gros son et un tempo rapide, qui en a fait un classique et un moment clé des concerts.

« 7 days, 7 weeks » fut le deuxième single : une chanson calme et mélancolique à propos de la sœur de Tom Barman, qui traversait une mauvaise passe. Tom trouva très difficile d’écrire à propos de quelqu’un d’aussi proche de lui. Ce single sortit le 22 août 2005 avec deux faces B : « Wheels » et « Meeting you », ainsi que deux chansons de l’album.

Le dernier single fut « What we talk about (when we talk about love) » qui sortit en mars 2006 : une chanson plutôt étrange avec des parties “parlées” et des voix distordues. Le single comprenait la version originale, une version jouée en acoustique à la radio et un remix ; ainsi qu’une chanson intitulée « Sentimientos, quando hablamos de amor » qui était en fait le même morceau sur lequel Tom chante en espagnol.

L’album comprenait d’autres chansons remarquables comme « Pocket Revolution », « Cold sun of circumstance », « Sun Ra » ou « Bad Timing ». On y trouvait également une ré-édition de « Nothing really ends », qui avait été ré-enrengistrée et mixée différemment, mais restait très proche de l’originale. Cet album marquait aussi les retrouvailles de dEUS avec Stef Kamil Carlens, qui a participé aux chœurs sur Pocket Revolution et Sun Ra.

La tournée comporta plus de 150 concerts, qui permirent de resserrer les liens entre les nouveaux membres du groupe. Néanmoins, en 2008 Tom déclara dans une interview qu’il avait décidé d’en finir avec dEUS à la fin de la tournée car il n’y prenait plus aucun plaisir, mais qu’il avait changé d’avis après un concert particulièrement réussi et agréable à Paris.

2006 – 0110

La tournée de « Pocket Revolution » s’acheva de manière spectaculaire avec le concert 0110. Organisé par Tom Barman, Arno Hintjens et Frederike Sioen, ce concert devait promouvoir la tolérance et la lutte contre le racisme et la discrimination sociale.
Mais le concert étant prévu une semaine avant les élections municipales en Belgique, le parti nationaliste d’extrême-droite Vlaams Belang le prit comme une campagne contre lui et entama une vague d’intimidations auprès de ceux qui organisaient ou participaient au concert. Des lettres ouvertes furent envoyées aux artistes pour leur demander de ne pas participer, et le public fut incité à envoyer des courriers en masse aux participants. Tom Barman reçut des lettres d’injures et fut menacé dans la rue.
Les concerts eurent lieu malgré tout à Anvers, Bruxelles, Gand et Charleroi, rassemblant plus de 100 000 spectateurs, et des dizaines de groupes participèrent aux concerts.

Au cours de la tournée de « Pocket Revolution », Tom Barman déclara à plusieurs reprises que le groupe travaillait sur un album live. Mais malgré ces déclarations, aucun album live ne vit le jour.

2007-10 – Avantage dEUS

dEUS commença à travailler à leur prochain album en 2007, utilisant pour la première fois leur propre studio. Ce studio installé dans un bâtiment appartenant à Klaas Janzoons fut nommé Vantage Point, tout comme l’album qui suivrait.
Dave McCracken fut choisi pour produire l’album, qui fut le premier à être entièrement composé et enregistré par le nouveau line-up. Il fut enregistré en 3 mois et Tom Barman déclara qu’il avait écrit la plupart des chansons, mais que d’autres étaient le fruit de jams avec l’ensemble du groupe. L’album, sorti le 18 avril 2008, était beaucoup moins sombre que les précédents, et certainement moins que « Pocket Revolution », l’enregistrement s’étant déroulé dans une atmosphère nettement plus détendue et plaisante.
Plusieurs invités figuraient sur l’album : Lies Lorquet de Mintzkov sur « Eternal Woman », Guy Garvey du groupe anglais Elbow sur « Vanishing of Maria Schneider », et Karin Dreijer Anderson de The Knife sur « Slow », le premier single hors de la Belgique. Cette chanson étrange et pesante, avec des accords de guitare appuyés et une atmosphère mystérieuse, comportait aussi des sortes de chants grégoriens pour lesquels le groupe entier chantait ensemble pour la première fois. Le clip montrait dEUS en studio et des scènes de danse.

Le single choisi pour la Belgique était le morceau rock-disco « The Architect », comprenant des samples de Buckminster Fuller au début et au milieu de la chanson qui fut inspirée par cet inventeur futuriste. On y entend aussi pour la première fois Mauro chantant la voix principale dans une chanson de dEUS. La vidéo, plutôt simple, montrait le groupe en train de jouer la chanson, mais elle était filmée avec deux appareils photos, l’un prenant 8 images par secondes et l’autre 10, ce qui lui donnait un style visuel différent et original.

Le single suivant fut le hit rock « Favourite game », sorti le 14 juillet 2008. Cette chanson parle de recoucher avec une ex, et d’après certaines sources s’appelait à l’origine « Re-fuck » et avait des paroles nettement plus explicites. Elle aurait reçu ensuite un nouveau titre et des paroles plus adaptées au « tout-public ». C’est un morceau rock simple avec une fin puissante.

Le 25 août 2008 sortait le 4ème single, « Eternal Woman », une chanson pleine de charme avec des chœurs chantés par Lies Lorquet. Le clip réalisé par Tom Barman reçut le prix du Meilleur Clip à l’Internationaal Kortfilmfestival de Louvain. C’est une vidéo d’excellente qualité, filmée dans l’ancienne salle de contrôle de la Radio Flamande. L’actrice italienne Martina Stella incarne la Femme Eternelle tandis que le groupe joue la chanson, qui est ensuite transférée par code morse à la salle de contrôle pour la diffuser.

Deux autres singles furent extraits de l’album : « Smokers Reflect », qui décrit les pensées venant pendant qu’on fume une cigarette, un sujet familier pour Tom Barman qui semble être un fumeur compulsif. Et « Vanishing of Maria Schneide »r, chantée avec Guy Garvey, qui rend hommage à Maria Schneider comme symbole de la jeunesse éternelle. Maria Schneider était une actrice, connue principalement pour son rôle dans le film « Le Dernier Tango à Paris » avec Marlon Brando. Elle est décédée le 3 février 2011.

La tournée qui suivit fut relativement courte comparée aux précédentes, avec environ quatre-vingt concerts. Le groupe se montra beaucoup plus soudé sur scène, et la setlist comprenait des merveilles disparues de la scène depuis longtemps comme « Magdalena », « Morticiachair », « Gimme the heat », « Little Arithmetics », « Let’s see who goes down first » ou « Everybody’s weird ». Ce qui en fit probablement la tournée la mieux équilibrée entre les nouvelles chansons et les plus anciennes.

A la fin de la tournée Tom Barman déclara qu’un nouvel album sortirait en 2009, mais comme cela fut souvent le cas avec les déclarations de Tom Barman, les choses ne se passèrent pas tout à fait comme prévu. Mauro Pawlowski participa à une création avec la troupe de danse contemporaine ULTIMA VEZ. Il composa et joua en live la musique de leur spectacle NieuwZwart, ce qui repoussa les enregistrements de dEUS jusqu’en 2010. En effet le groupe se retrouva pour répéter mais n’eut pas le temps d’enregistrer, et même si l’album avait été prêt il n’aurait pas pu commencer la tournée avant fin 2010. dEUS ne joua que quatre concerts en 2009, en Belgique et aux Pays-Bas. Tom Barman assura plusieurs soirées en tant que DJ cette même année.

2009 vit la sortie d’une Edition Spéciale du premier album de dEUS. « Worst Case Scenario » fut publié en Edition Deluxe pour fêter ses 15 ans. Cette édition comportait le CD remasterisé avec les quatorze chansons d’origines, et un deuxième CD de faces B rares et de versions live. L’autre extra était le DVD d’un documentaire intitulé « Time is the state of my jeans » dans lequel les membres fondateurs du groupe, des gens proches de dEUS à cette époque et quelques invités évoquent les débuts du groupe et la création de « Worst Case Scenario ».

En été 2010 le groupe joua quelques concerts, essentiellement dans des festivals. Lors du premier concert de cette mini-tournée, à Porto, Tom déclara que le nouvel album sortirait en Février 2011. dEUS signa un contrat avec un nouveau label, PIAS (Play It Again Sam) lorsque leur contrat international avec Island Records prit fin. Mais pour des raisons contractuelles, le nouvel album sortirait encore chez Island en Belgique.

2011- (…) – dEUS se tient plus proche

En 2011 le nouvel album fut enfin terminé. David Bottrill fut de nouveau appelé à produire l’album, après avoir travaillé avec dEUS sur « The Ideal Crash ». La date de sortie prévue était Avril, mais PIAS annonça alors qu’ils ne seraient pas prêts pour la sortie de l’album, qui fut reportée à Septembre 2011. dEUS commença malgré tout à tourner en Mai 2011 avec des concerts en Turquie.

« Keep you close » sortit le 19 septembre 2011 avec son premier single « Constant Now », une chanson groovy dont le refrain est chanté par le bassiste Alan Gevaert, une nouveauté pour dEUS. Le clip montre les membres du groupe déguisés en entomologistes, en référence à la couverture de l’album qui montre deux entomologistes photographiant un insecte.
En France, la chanson choisie comme premier single fut « Keep you close », une ode dotée de somptueux arrangements de cordes.
Greg Dulli fut invité à chanter sur deux chansons de l’album : il fait les chœurs sur « Dark sets in » et assure la voix principale à la fin de « Twice (we survive) ».

Et voilà où en est dEUS. Un groupe célèbre pour son impétueuse incohérence qui a pu les desservir dans leurs moments les moins inspirés, mais les a menés au pur génie dans leurs meilleurs moments.

dEUS est devenu un des grands noms de la scène musicale européenne, et a abandonné son approche chaotique en faveur de créations plus cohérentes et orientées. Le groupe a connu deux implosions et deux renaissances, sans jamais perdre son originalité. Il n’y a pour l’instant pas de projets pour l’après- « Keep you close », mais nous pouvons être certains que dEUS nous surprendra, comme ils ont toujours su le faire.

tO bE cONTINUED…

 

2 réflexions au sujet de « Biographie »

  1. hé, je n’avais pas vu que tu avais mis la biographie en ligne! c’est super avec les titres et les illustrations 🙂 chouette boulot!

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