Critique de Following Sea par RFI Musiques

À la fois plus pop d’un côté et plus rêche de l’autre, il écrit la chronique inégale d’un groupe en roue libre, qui se laisse aller dans ses recherches : parlé/chanté sur la moitié des chansons, chant en français pour le très gainsbourien Quatre mains, sonorités électroniques… La question d’un disque anecdotique ne se pose pas pour dEUS, puisque le groupe d’Anvers garde le cap. Comme une boussole, Tom Barman montre le nord et dEUS ne dévie pas d’un rock exigeant, qu’on dit – à tort- cérébral.

Lire l’article

Following Sea par Le Vif

Following Sea vu par le journal Le Vif:

Il y a toujours un sens du panache, la volonté de proposer des choses chez dEUS. Là n’est pas la question. À certains égards (les textes, par exemple), le disque lance même de nouvelles pistes à explorer. Mais si Following Sea n’est pas le recueil de faces B attendu (ni une éventuelle poussée expérimentale à la My Sister = My Clock), il a malgré tout du mal à passer pour tout à fait abouti…

Following Sea par Album Sono

Très belle critique de Following Sea sur le blog Album Sono.

Car ce vernis contemporain s’inscrit dans un jeu de référence plus large où la mer tient lieu de cap, nourrissant par vagues d’images un album travaillé par les remous et l’appel du large. La richesse de cette palette est l’attrait principal d’un disque tout en contrastes, à l’image du chant de Tom Barman partagé entre phrasé-parlé sec et douces intonations romantiques. dEus nous touche avec l’histoire d’un soldat rongé de remords par les atrocités qu’il a commises (« Hidden Wounds ») ou une tendre histoire d’amour rêveuse façon Sigur Ros (« Nothings ») puis donne la mesure de sa fougue sur le final « One Thing About Waves ». « The lack of laughter is contagious/It spreads the panic within/Only the fool is courageous », chante Tom Barman sur « The Give Up Gene ». Avec lui, louons les fous!

Critiques & Interviews

Voici d’autres critiques de Keep You Close et interviews de Tom dans la presse et sur le net.

Keep You Close par Roostersound.com

Pourtant, Keep You Close est un animal bien plus passionnant que les apparences ne le laisseraient penser. dEUS n’hésite pas à taper dans le vocabulaire le plus commun du rock international mais, contrairement à Coldplay et autres limonadiers du genre, c’est finalement pour mieux cacher les vicieuses trappes mélodiques et les soudains changements de braquet qui ont toujours pimenté leur rock sauce samouraï. Le format court de l’album permet à chaque titre de trouver sa place dans l’ensemble.

Keep You Close par Lagrosseradio.com

Pas de doute, si les tentatives du groupe pour s’éloigner de leur style de prédilection n’ont pas été franchement convaincantes, elles lui ont néanmoins permis de se changer les idées et de nous revenir en forme. Il faut entendre « Ghosts » démarrer comme une pop song assez douce, avec toujours ce marimba entraînant, avant que les fantômes évoqués ne fassent leur apparition sur le break final, entraînant et réhaussé par une chouette section cuivres. Pour le coup, on se croirait presque au cinoche, à écouter Lalo Schifrin boeuffer avec John Carpenter. Parfaitement maîtrisé, une fois de plus l’inspiration et l’expérience se conjuguent harmonieusement sous la forme d’un retour aux sources, la maturité en plus.

Interview de Tom un peu plan-plan sur Liberation.fr

Avec Klaas Janzoons (le violoniste, ndlr), vous n’êtes plus que deux de la formation originelle de dEUS. Est-ce que les mouvements au sein du groupe ont modifié votre écriture au fil des ans ?

Oui, d’autant que je déteste me répéter, refaire la même chose, j’aime expérimenter. Je ne suis pas Jeff Bucley, mais j’aime quand même essayer de nouvelles choses avec ma voix. Ce qui me rend heureux en studio, c’est de me surprendre moi-même. Et j’espère que ça s’entend sur le disque.

Une interview un peu plus passionnante sur Essentielle.Lalibre.be où les questions portent principalement sur les goûts littéraires de Tom.

Existe-t-il un lien entre ce goût pour la littérature et ton écriture ?

« J’ai toujours apporté une grande attention aux textes, même si en musique on est dans un registre différent. Le public s’intéresse peu aux mots. C’est comme une musique de film : c’est bon, si on ne le remarque pas. »

Keep You Close par LeParisien.fr

Le blog rock du Parisien.fr fait sa critique de Keep You Close.

Les grands esprits et talents se rencontrant parfois, les fans d’Afghan Whigs reconnaitront avec bonheur sur “Dark sets in” et surtout “Twice (we survivre)” une autre grande voix de la pop indépendante et racée, celle de Greg Dulli. Et puis il y a le cas “Ghost”, qui pourrait bien être le “Instant street” – c’est à dire le chef d’oeuvre – de ce disque. Avec son petit motif coloré, “Ghost” démarre comme un petit tube parfait pour les radios pop-rock et puis voilà qu’à mi-parcours, les guitares tournent à l’orage, la batterie s’emballe, les riffs grondent et nous entrainent dans un (magnifique) film d’horreur, digne de Turbonegro, à vous envoyer dans le décor et avec le sourire.