Tom Barman

Tom Barman et sa “vinylhocauste”

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En début de semaine, le blog de lesoir.be nous faisait part d’une interview de Tom pour le blog trixonline.tumblr.com dans lequel le chanteur de dEUS parle de sa passion dévorante pour le disque vinyl. L’occasion donc pour lui de nous dévoiler sa collection personnelle qu’il qualifie lui même d'”Holocauste de vinyle”. Evidemment axées très jazz, mais dans laquelle on trouve de grands albums rock comme l’éternel Fun House des Stooges (son préféré, parait il) ou Rock On The Beat de Gainsbourg. L’occasion aussi de nous reparler de la ré-édition des trois premiers albums de dEUS (qui sortira, rappelons-le) le 6 mai prochain.

L’article est écrit en néerlandais, si de gentils contributeurs maitrisant ce dialecte peuvent m’en apporter une bonne traduction, n’hésitez pas à écrire…

EDIT (01/05/2013): Merci à Evangeline pour sa traduction.

[expand title=”Lire la traduction…”]Tom Barman : Ma collection de disques est un holocauste de vinyles.

Le sample jazz de la chanson « Far wells, Mills valley » de Charles Mingus utilisé dans « Theme from turnpike » montre bien l’amour que Tom porte au jazz, ainsi que les musiques qu’on retrouve dans son film « Anyway the wind blows ». En plus de sa passion pour le jazz, Tom a aussi un faible pour les disques. Depuis son loft ensoleillé, il nous parle de ses deux amours.

«Le vinyle ça doit se ressentir”

Tom adore les vinyles mais il ne se considère pas comme un fétichiste de vinyles. « Avant de me rendre régulièrement chez les disquaires, j’avais les mêmes goûts que mes sœurs, plutôt commercial. J’écoutais beaucoup d’artistes « mainstream » tel qu’ABBA, Michael Jackson, Grace Jones. Ensuite mes goûts ont évolués quand j’ai commencé à acheter des disques et à les échanger avec mes amis. On se refilait des infos sur les dernières sorties et les bons trucs à ne pas rater. » Un peu plus tard quand le CD est sorti, Tom a commis l’irréparable en revendant sa collection complète de disques pour … de l’argent. Mais depuis sa collection s’est de nouveau enrichie. Une autre bonne nouvelle : le 6 mai, les trois premiers albums de dEUS (The worst case scenario, In a bar under the sea et The ideal crash) ressortent en vinyle. Dans les années 90, ce n’était pas très bon de produire tout plein de vinyles alors seulement un nombre limité était sorti. C’est pour cette raison que ces trois disques seront vraiment des collectors. A l’occasion de la journée du disquaire, Suds & Soda est ressorti en jaune. La couleur de l’EP fait référence à la couleur jaune de la pochette dessinée par Rudy Trouvé.

« C’est génial que la vente de vinyle augmente. C’est une bonne chose pour la qualité du son. Mais beaucoup d’artistes sortent des disques sans avoir été bien masterisés. Tu obtiens une très bonne qualité digitale sur un disque. Le son du vinyle crée une expérience différente pour l’oreille. Tu dois sentir le disque, le poser, le tourner et en prendre soin. » Un vrai problème pour les pochettes de Tom. « Ma collection de disques est vraiment un holocauste de vinyles avec des disques qui trainent sans pochettes car elles ont simplement disparues ».

Le disque préféré de Tom est « Fun house » des Stooges qu’il chérit encore. C’est hallucinant à quel point la musique et l’image de la pochette coïncide à merveille. La vitesse d’obturation lente donne une lueur rouge qui fonctionne aussi très bien avec la musique.

« Le jazz me met de bonne humeur ».

Tom a récemment compilé pour le label Impulse ses morceaux de jazz préférés. Il a passé l’hiver 2011 à écouter plus de 330 disques issus de ce label. Auparavant Impulse était un label aventureux, de jazz expérimental avec des musiciens tels que Coltrane, Mingus, Ellington, Quincy Jones … A cette époque tout était possible. Ils avaient plus de ressources, de plus grands studios …, les artistes pouvaient même enregistrer avec un orchestre. Il n’y avait pas de limite. De ce fait, des trucs déments sont sortis.”

Généralement, vous associez la musique jazz avec le disque. Malheureusement cette compilation est sortie seulement en CD. J’ai demandé au label de le sortir aussi en vinyle mais cela n’a pas pu se faire. A cause de la crise dans le milieu du disque, Impulse ne voulait pas prendre de risques. » Le but de cette compil est de mettre en contact les gens avec le jazz. Tom a souvent fait cadeau du CD. « C’est moins prétentieux d’offrir l’album. Beaucoup de gens sont ouvert au jazz, mais ils ont besoin de guides musicaux et c’est agréable de pouvoir les écouter. »

Est-ce que Tom possède des guides ? « Pas vraiment. Dans la fin des années 90, quand on travaillait sur un projet, on avait besoin d’un rythme. On allait donc le chercher dans des morceaux de jazz et on s’en servait comme extrait. J’ai dû écouter ces disques ce qui m’a permis de découvrir un nouveau monde. » Don Cherry était son artiste préféré de cette période bien qu’il soit considéré comme jazz dit difficile. « Ce n’est surement pas un genre facile mais une fois que tu as connu ça, tu es bien récompensé. Ce qui est bien quand tu écoutes du jazz, c’est que tu n’es pas facilement distrait. Tu peux le dicter quand tu écris, ou bien faire quelque chose qui demande de la concentration. Et ça me met de bonne humeur. Si un rayon de soleil brille à l’intérieur de l’appart et que j’écoute Dexter Gordon, alors ça donne le ton direct.[/expand]

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